Apple Park : un modèle éco-énergétique pour les grands sièges sociaux ?

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Apple Park

Apple Park, nommé Apple Campus 2 durant sa construction, est le siège social d’Apple situé à Cupertino en Californie depuis avril 2017. Conçu par le cabinet d’architecte Foster + partners, il a reçu la certification LEED Platinum, le plus haut niveau de reconnaissance de la certification. Explorez les nombreuses facettes qui ont contribué à cette réussite exceptionnelle.

1 – Une alimentation 100% en énergie renouvelable

Le bâtiment est entièrement alimenté par des énergies renouvelables. Recouvert de panneaux solaires, le toit du Apple Park est le 6e plus grand toit solaire au monde. Avec une capacité de 17 MW d’énergie solaire autoconsommée et l’utilisation de piles à combustible au biogaz pour le stockage, le dispositif permet de combler environ 75% des besoins. Le reste des besoins énergétiques est couvert par l’alimentation tirée du réseau, provenant exclusivement de sources renouvelables. Le bâtiment est un pionnier dans l’intégration des énergies propres.

Le toit du Apple Park (Source: Energy through Photovoltaic cells©)
2 – Harmonisation avec le climat

Apple Park dispose d’une façade en double vitrage qui laisse entrer la lumière naturelle tout en filtrant les rayons UV pour protéger l’intérieur de la chaleur californienne. Les lamelles en aluminium qui dépassent de l’anneau offrent des zones d’ombre et réfléchissent les rayons directs du soleil.

Visualisation du parcours des rayons directs du soleil à travers le bâtiment.

Les auvents en aluminium intègrent un système qui facilite la circulation naturelle de l’air de l’extérieur vers le centre de l’anneau. L’air est refroidi par la végétation extérieure, puis utilisé pour rafraîchir les bureaux et les espaces de circulation.

Le vent entre dans le bâtiment grâce à cette conception ingénieuse.
3 – Optimisation de la mobilité

Apple a une politique de transport multi modal qui a été pris en compte lors de la conception du Apple Park. Le site a été aménagé afin de favoriser des déplacements internes à pied et à vélo. Il y a aussi de nombreuses bornes de recharge de véhicules électriques et des navettes reliant le site aux transports en commun.

4 – Utilisation compacte du foncier

80% du terrain acquis par Apple est consacré à des espaces verts, comprenant plus de 9 000 arbres résistants à la sécheresse. Des sentiers pédestres et des pistes cyclables ont été intégrés pour faciliter les déplacements domicile-travail. De plus, les arbres remplissent une fonction supplémentaire en agissant comme des écrans visuels, contribuant ainsi à préserver l’intimité des espaces.

Le Apple Park (Source: © Foster + Partners, ARUP, Kier + Wright, Apple)

la majeure partie du site de Apple est dédié aux espaces verts favorisant la biodiversité, la capture de CO2 et le rafraîchissement du site.

5 – Matériaux et déchets de construction

Lors de la construction de l’Apple Campus 2, l’objectif principal était de détourner les déchets de construction et de démolition des décharges en leur donnant de multiples utilisations alternatives, comme le recyclage, la réutilisation sur le site ou sur d’autres emplacements. Le programme de gestion des déchets pendant l’exploitation met en avant des initiatives clés telles que l’accentuation de la réutilisation des matériaux, le recyclage des déchets solides et le compostage.

6 – Gestion de l’eau

Les initiatives d’utilisation rationnelle de l’eau comprennent l’utilisation des appareils à faible débit. La consommation d’eau est réduite d’environ 30 % par rapport à un projet commercial typique dans la région de la Silicon Valley.

Aussi, La réduction des surfaces imperméables sur le site et la récupération des eaux de pluie du toit du bâtiment principal favorisent le drainage naturel, réduisent le ruissellement des eaux pluviales et améliorent la qualité de l’eau du ruisseau Calabazas.

Le ruisseau Calabazas (photo: c michael hogan)

le processus d’aménagement paysager est le xéropaysagisme. Ce dernier est une pratique qui consiste à aménager l’espace vert de manière à favoriser des espèces locales ou peu consommatrices d’eau pour cultiver de manière plus naturelle. Cela permet de réduire ou éliminer le besoin d’irrigation.

Conclusion

L’Apple Park se profile comme un exemple concret de l’ambition des bâtiments à énergie zéro. Cependant, en dépit de ses nombreux avantages, ce lieu emblématique soulève des interrogations essentielles :

  • La construction durable doit elle forcément engendrer des coûts plus élevés ?
  • Quels compromis sont nécessaires pour atteindre un niveau de durabilité élevé ?

Dans tous les cas, lorsqu’il s’agit de construction durable, comme pour de nombreuses questions liées au réchauffement climatique, il n’existe pas de solution miracle. Comprendre cela est crucial pour prendre les décisions difficiles que requiert une véritable transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

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